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... du déséquilibre,
à 3 pas
à 3 pas de là, il s'efface
à 3 pas de là, un nouveau départ
à 3 pas de là, l'amarre
à 3 pas de là, tout bascule
à 2 pas de là
à 2 pas de là, la berge
à 2 pas de là, la vie solide
à 2 pas de là, le choix
à 2 pas de là, l'emprunte disparaît
à moins d'1 pas de là, la vie liquide
à moins d'1 pas de là, la vie qui ondule
des pas, au milieu d'autres pas...
mais pas des pas de "rien"...
C'est ici que je suis né et c'est ici que je finirai ma vie. Bon, en même temps je n'ai pas un extrême instinct de vagabondage, ni une soif absolue de découvrir le monde. Et puis, faut que je reconnaisse aussi que je n'ai pas tellement le choix. En fait je me suis fait casanier pas la force des choses. Donc c'est ici que j'ai chu. Au sens propre comme au sens figuré ! Et puis, j'ai fait mon trou. Je me suis enraciné. Je me suis vu grandir. Enfin, c'est surtout grâce à lui que j'ai pu me voir. Parce qu'il est vrai que je ne suis pas très souple. On peut même dire que je suis un peu raide du tronc. Lui, c'est sûr il est beaucoup plus souple. Il ondule à la moindre bise. Solide/Liquide... Moi et mon contraire... on ne fait qu'un... qu'un paysage.
En tout cas, je tenais à vivement remercier lugo-dela pour la magnifique photo de famille qu'il a bien voulu m'offrir !
photo : du lac de Chalain, dans la belle région des lacs, Jura.
tant de cerises. prometteuses fleurs aux pistils en feu d'artifice. c'était presque hier. ce sera dans de nombreux lendemains... patience, patience...
Un voile léger de pudeur, l'humidité à son paroxysme, une moiteur pesante, un bourgeonnement naissant, un instinct de survie, un contact, un regard peut-être ? et puis...
Posée sur ses cales, le dernier coup de pinceau donné, elle est prête. Je me recule un peu pour l'admirer. J'en fait le tour. Je scrute. Plus un point de blanc ne subsiste. Elle est bleue. Un bleu qui n'existe pas ici. Un bleu rêvé. Un bleu immaculé.
Depuis, les vagues ont passé, les courants aussi. Depuis, le sel et les embruns ont fait leur travail. Ils l'ont rognée, grignottée, polissée, vieillie.
Une petite madeleine... nonostalgique.... à grignotter par tous temps !
oui : je "déshiberne", je sors de ma torpeur hivernale, mes yeux piquent, mais s'ouvrent à nouveau, péniblement. j'étends mes bras, m'étire, déploie mes orteils l'un après l'autre, ils sont tous là ! ouf ! il y avait longtemps qu'ils s'étaient cachés de moi, "chaussettés", "embottés", "charantaisés"... ils vont enfin pouvoir revoir le jour, goûter l'air, respirer...
C'EST L'PRINTEMPS !!! ET MOI, J'RENAIS !!!
Tout là-bas, là-bas... tout au loin, se projeter au milieu de ça, de tout ça, se perdre un peu, se retrouver, se vider et se remplir de tout ça, plein les yeux, plein les poumons, renouveler l'air, s'emplir, se regonfler, s'envoler... pour mieux se poser, se reposer
Eclaboussée de la lumière de l'après. Des flaques en miroir, des bottes qui brillent. Savoureuses humeurs.
Des embruns échappés ne subsistent que des impressions délicieuses, celles du juste après, celles du juste avant, celles de l'entre-deux. Ni tout à fait la fin, ni tout à fait le début.
Des instants...
Impressions